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Scénographe et metteur en scène - Les Bonnes -Accueil

Les espaces scéniques que j'ai conçus pour Mademoiselle Julie d'August STRINDBERG et pour les Bonnes de Jean GENET sont construits à partir de volumes utilisant différentes valeur du noir. La lumière crée presqu'en totalité l'évolution dramatique de cet espace. La lumière travaille en ricochés, elle s'appuie sur un espace existant immuable où seuls les changement de son intensité et de sa direction nous donnent la modification de cet espace. Sans cette lumière l'espace est vide de sens.

Parallèlement, diriger un acteur, c'est d'abord lui imposer, à l'intérieur de cet espace, des déplacements précis; la rencontre entre ces positionnements fragiles dans l'espace et le texte doivent obliger le comédien, dans ces constants déséquilibres, à inventer un mode de survie, ou à voir disparaître son personnage dans l'image. Quoi de plus paradoxal qu'un animal acculé au fond d'une cage par le simple faisceau d'une lampe électrique: il reste là, blotti, sans bouger comme s'il s'imaginait faire partie du décor.

Jeu ambigu des rapports du réel et de l'imaginaire, de la veille et du sommeil: Claire et Solange ne comprennent madame qu'à travers l'image qu'elles s'en font. Image réelle ou fictive?... Seul le miroir pourrait trancher, s'il n'était lui-même l'expression d'une réalité fallacieuse: l'être de la chose nomée. C'est ainsi que jean Genet avouera détester les fleurs mais adorer le mot fleur, ce dernier n'ayant ni pétales, ni épines, ni saveur...

Isabelle Vedie joue Solange

Photos: Alain DUGAS



Texte: "les bonnes" de Jean Genet
Mise en scène et décor: Olivier Borne
Avec: Hanna Klinger, Caroline Florenty, Isabelle Vedie
Costumes: Alain Burkarth
Peinture: Etienne Agnan
Dramaturgie: Laurence barbolosi
Communication: Carole Forestier
Administration: Veronique Andreau
Photographie: Alain Dugas
Production: Théâtre 332

Deux comédiennes dans la pièce de Jean genet
Dans le décor en nuance de gris Hanna Klinger et Isabelle Vedie

La symétrie parfaite de ce décor s'oppose à la dualité de Solange et de Claire dans cette pièce de Jean GENET, Les Bonnes. Un espace en noir et blanc renforce également les contrastes dramatiques du texte.

maquette du scénographe Olivier Borne
plaquette de présentation du spectacle
Isabelle Vedie et Hanna Klinger prés du rideau Brechtien